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Alexis Grondin

"Quand on ne sait pas faire un CV vidéo, ça se voit et ça peut être dévalorisant"

Alexis.jpgUne page remplie de quelques lignes, une photo dans le coin gauche de la page, le bon vieux CV reste toujours à l'ordre du jour quand il s'agit d'embauche. Il résiste même à la vague, que dis-je, au tsunami du Web 2.0 et notamment à son petit frère, le CV vidéo.

C'est ce que décrivent l'article "le CV vidéo n'a pas (encore) la cote auprès des recruteurs" et les commentaires l'accompagnant. Chris souligne que l'outil vidéo est difficile à maîtriser et que "quand on ne sait pas faire une vidéo, ça se voit et ça peut être dévalorisant". Effet inverse de celui souhaité lorsque l'on fournit un CV.

Gaetan11 relève inquiet qu'"avec ce type de CV, une candidature ne sera plus anonyme." Et enfin nelectron compare le CV vidéo à un "casting téléréalité" et prévient du danger d'une mauvaise réalisation: "S'il n'accroche pas l'attention dès les cinq premières secondes, il sera zappé." En résumé, la vidéo c'est bien, en abuser ça craint.

Tags : cv emploi

"Deux précautions valent mieux qu'une"

Alexis.jpgComme le dirait un certain Philippe B., animateur d'une émission ô combien culturelle au nom rappelant le haut quotient intellectuel des invités (les grosses t…), "bonne question de kylekyle" concernant la numérisation des fiches de paie.

Celui-ci se demande sur le forum comment un salarié se débrouillera "avec ces fiches de paie constituées de 0 et de 1 qui veulent dire quelque chose en 2008, mais qui en 2050" pourraient bien ne plus rien signifier.

Cette question est normalement réglée par le format du document numérique, PDF/A-1, qui permettrait une lecture universelle.

Pour le reste, il faut préciser que la loi permet de ne procéder qu'avec des fiches de paie numériques si le salarié y consent. D'ici à ce que la permission passe à l'obligation, "deux précautions valent mieux qu'une" comme le dit Mount Vernon, doubler papier et numérique semble être la bonne option.

"Y'a un loup quelque part"

Alexis.jpgUn site Internet dédié, des appels à candidature dans la presse et sur le Web, une campagne d'affichage. Non, je ne parle pas d'un télé-crochet, ni du casting pour une grosse production parisienne, mais du recrutement d'un consultant et un seul, bac+5 avec cinq ans d'expérience, pour une SSII française.

Il sera temps, à la fin du mois, d'analyser et de commenter les retombées de l'initiative de Capgemini, chose que nous ne manquerons pas de faire. Mais on peut raisonnablement se demander si, à force d'initiatives plus ou moins originales, plus ou moins pertinentes, les SSII ne prennent pas le risque d'alimenter une certaine défiance des recrues potentielles.

Ce n'est pas moi qui le dit, mais RSI_Lambda, qui reprend l'adage de sa grand-mère "Y'a un loup quelque part." Ce n'est d'ailleurs pas la phrase de conclusion de l'offre d'emploi qui le rassure, un superbe "Si vous voulez travailler pour vous, travaillez pour nous."

Bref, que les SSII cherchent des manières originales de faire des embauches sur un marché hyperconcurrentiel, certes, mais à force de communiquer, elles risquent d'oublier l'essentiel: le recrutement.

Tags : recrutement ssii

"Il va devenir urgent de se passer d'antivirus"

Alexis.jpg Le cabinet Gartner attaque les éditeurs d'antivirus et il n'est pas le seul. Parmi les réactions suscitées par les analyses de Neil MacDonald, numéro deux de l'institut, une se détache, celle d'Athanasus. Très inspiré par le sujet, celui-ci argumente sur le thème de l'inutilité des antivirus pour sécuriser réseaux et machines." Il va devenir urgent de se passer d’antivirus afin d’assurer un sommeil plus confortable aux DSI en charge d’environnements critiques." Il recommande de ne plus s'intéresser aux arguments marketing des éditeurs pour mieux se recentrer sur l'éducation des salariés et la "formation aux bons usages".

La suite du billet parle de l'utilisation de la peur par les éditeurs comme technique de pub. Une réflexion proche de celle de Gartner, qui, en marge des commentaires de son vice-président, a aussi publié un communiqué sur "les mythes communs, les idées reçues et la paranoïa quant à la sécurité de l'information" : les pirates gagnent toujours ; la sécurité ne sert que de retraite face à ces envahisseurs ; les violations de données sont de plus en plus fréquentes ; la qualité de la sécurité est équivalente à la quantité d'argent investie dans ce domaine… sont autant d'idées, selon Gartner et Athanasus donc, qu'il faut combattre.

La peur des DSI de parler de sécurité sans le mot-clé antivirus est aussi évoquée dans le commentaire : "comment expliquer et faire valoir une solution de sécurité sans antivirus auprès de dirigeants, actionnaires… sans passer pour un inconscient ou un dangereux avant-gardiste."

Et notre lecteur finit par se demander si de telles idées peuvent être relayées, puisque "le marché lucratif des antivirus ne les laisse probablement pas s’exprimer à la une des blogs ou des magazines…" Si, si, elles peuvent.

"Il faut travailler dans l'informatique, mais pas comme informaticien"

Alexis.jpgLes formations aux métiers de l'informatique ne sont pas adaptées aux emplois du secteur. C'est en substance le message de l'article publié sur ce site le 28 août dernier. Et si le forum dudit article a vu dans certaines réactions postées une diatribe anti-SSII, dont nous ne discuterons pas ici la légitimité, il intègre aussi un commentaire intéressant de Chyryu.

Celui-ci explique que l'article ne semble s'intéresser qu'au métier de programmeur, alors que, comme il l'illustre bien avec une jolie métaphore, " le secteur du bâtiment se résume-t-il aux maçons?". Ainsi il développe le fait que dans son département, 95% de la formation concerne le développement, alors que la demande en spécialistes des réseaux et télécoms par exemple se fait croissante.

Doit-on parler d'études de développeur de programme informatique plutôt que d'études en informatique? Que veut, par exemple, dire totoconv quand il conseille sur le même forum "travaillez dans le secteur informatique, mais pas comme informaticien!" et qu'il conseille de faire des études de commerce qui, elles, "ne se périmeront pas"? N'existe-t-il pas justement des passerelles entre écoles de commerce et formation d'ingénieur informaticien?

Enfin Chyryu conclut en approuvant une réforme des formations, réforme qui n'irait pas dans le sens de l'approvisionnement des SSII en main d'œuvre par les écoles. Par expérience personnelle (qui ne vaut que pour la personne concernée il est vrai), en sortie d'école, la SSII semble être le passage obligé. N'est-ce pas finalement cela qu'il faut changer, si l'on veut, comme le dit monsieur Bernaudin dans l'article, régler "le problème d'attractivité des filières de formation en informatique"?

Tags : emploi formation

"25 et 30 K€ pour des bac+2, c'est n'importe quoi"

Alexis.jpgDire que les résultats de l'étude de Lesjeudis.com vous ont fait réagir est un doux euphémisme. Outre les accusations de corruption que vous nous portez (j'irai d'ailleurs dès demain réclamer mon dû à la direction), on trouve une interrogation sur les salaires annoncés, qui vous paraissent trop élevés voire complètement irréalistes.

Ainsi, Yurek explique que " 25 à 30 k€ pour un bac+2", c'est "n'importe quoi. C'est à peine 25 k€ pour un bac+3, alors un bac+2 faut pas rêver." Cette appréciation est partagée par Gfiste (toute ressemblance avec une SSII connue serait fortuite), parlant de "24 700 euros bruts par an pour un bac+2 avec 10 ans de carrière."

Pour replacer le débat dans son contexte, l'article n'annonce pas les chiffres des salaires comme indubitables et prouvés, mais comme ceux souhaités par les futurs salariés. Que ceux-ci voient le monde du travail plus beau qu'il n'est semble d'autant plus logique que le cadre scolaire a également tendance à enjoliver la situation. Déçu, Khimé indique à ce propos : "Nos profs nous avaient dit que le salaire moyen était de 28 000 euros par an." D'ailleurs, à moi aussi les profs ont menti à propos des salaires dans les rédactions parisiennes (vraiment penser à demander cette prime à la direction).


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