Par Gilbert Kallenborn le lundi 22 décembre 2008 à 14:40
A la suite de notre article "Les services RH n'utilisent pas assez les réseaux sociaux" , plusieurs lecteurs ont fait part de leurs réflexions sur l'utilité de ces nouveaux outils pour le recrutement. Les commentaires se rejoignent sur une idée: il ne faut pas trop s'emballer, car ces outils ne constituent pas une solution miracle.
Ainsi, pour jerinho , les réseaux sociaux sont "un bon moyen de véhiculer l'info et d'augmenter sa surface d'exposition à des candidats potentiels" , mais pour ce qui est d'évaluer un candidat, cela "relève plutôt de la validité version graphologie, astrologie et autres entretiens basés sur une bonne impression" .
Cet avis est partagé par BicheDeParis , qui trouve que ces nouveaux outils ne permettent pas de faire un recrutement de qualité:"On a prouvé que les nouvelles méthodes ( job dating, recrutement par vidéoconférence) mènent souvent à des prises de décisions précipitées et multiplient les erreurs de recrutement par dix" . Malheureusement, BicheDeParis ne dit pas d'où viennent ces chiffres...
Peu importe, d'ailleurs. Car personne n'a dit que les réseaux sociaux servent à évaluer un candidat. Les sites communautaires sont avant tout de nouveaux canaux de communication , qu'il est nécessaire de savoir maîtriser, car ils sont en train de se généraliser. Au siècle dernier, pour toucher les informaticiens, les recruteurs plaçaient des annonces dans les journaux et les magazines spécialisés. Ces petites annonces ont quasiment disparu des supports papier pour se déplacer vers des sites Web dédiés (Monster, Keljob, LesJeudis, etc.). Aujourd'hui, il est logique de diffuser ce type d'information dans les méandres des réseaux sociaux.
Mais, pour évaluer un candidat, rien ne vaut les bonnes vieilles méthodes: faire des entretiens d'embauche, procéder à des tests, vérifier les diplômes, poser des questions aux anciens collègues et/ou employeurs, etc. Ce sont des processus qui coûtent de l'argent, mais, tant que les recruteurs ne seront pas télépathes, il sera difficile d'en faire abstraction.
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Par Gilbert Kallenborn le lundi 8 décembre 2008 à 11:45
A la suite de notre article "Fedora 10 disponible en téléchargement", une discussion s'est engagée sur le fait que Fedora devancerait désormais Ubuntu en nombre d'installations. Pour Fred Dora, cela ne fait pas de pli: "Si Fedora dépasse ainsi Ubuntu c'est aussi par sa qualité déjà reconnue dans les entreprises". A l'inverse, lukasmars n'y croit pas. "Sans douter des qualités de cette distribution, je suis plus que réservé sur le fait qu'elle compterait plus d'utilisateurs qu'Ubuntu.(...) Ubuntu est le numéro un incontesté en recherche Google, à tel point que les gens croient que Linux c'est Ubuntu", écrit-il.
La question est justifiée. Quelle distribution Linux est la plus populaire ? Est-ce que Fedora compte plus d'installations qu'Ubuntu? La réponse n'est pas si simple. Sur le site de Fedora, la transparence est de mise. Une page intitulée "Statistics" indique clairement le nombre de connexions au dépôt logiciel de Fedora à partir d'adresses IP uniques, soit 9 852 344.
Selon l'équipe Fedora, le nombre d'installations seraient au moins égal à ce chiffre. Certes, les machines connectées au moyen d'adresses IP dynamiques sont représentées plusieurs fois, mais elles seraient largement moins nombreuses que celles qui sont cachées derrière un NAT et qui ne sont comptabilisées que pour une seule machine. Bref: Fedora compterait donc peu ou prou dix millions d'installations.
Côté Ubuntu, c'est beaucoup plus compliqué. Le site n'indique pas de statistiques précises, mais parle de "millions d'utilisateurs dans le monde". La recherche sur Google n'est pas non plus très simple. On tombe sur des sites plus ou moins intéressants comme Distrowatch, qui indique le nombre de pages vues par jour sur les différents sites des distributions. Mais comment relier ça aux nombre d'installations?
Le site Ubuntu Counter Project indique le nombre d'utilisateurs, mais seulement ceux qui se sont inscrits, soit 25 111 personnes pour 32 244 machines. Côté statistique on a vu mieux. Il existe un site similaire baptisé Linux Counter Project , mais celui n'était malheureusement pas disponible.
Au bout de quelques dizaines de clics, on tombe enfin sur une citation de Mark Shuttleworth , le créateur d'Ubuntu. En 2007, il dit qu'Ubuntu compte au moins huit millions d'utilisateurs. Pour l'instant, on n'en saura donc pas plus.
De toute manière, peu importe. Comme le dit Papy_62, "le principal, c'est d'avoir adopté un pingouin adapté à ses usages personnels".
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Par Gilbert Kallenborn le mardi 18 novembre 2008 à 09:30
Les patrons de l'informatique vont-ils profiter de la crise actuelle pour compresser les salaires? C'est la question que bon nombre de lecteurs se sont posée à la lecture de notre article "Salaires: le Syntec annonce une période de vaches maigres". Prévoyant une baisse de la croissance pour 2009, le syndicat patronal avait annoncé, en effet, une phase de "grande modération salariale".
Pour Moul OUD, cela ne fait pas un pli: "Cette brave organisation (patronale) se rue sur l'opportunité. On ne peut pas t'augmenter, c'est la faute à la crise." Traroth2 partage la même analyse: "Le patronat cherche à tirer parti de la situation pour se goinfrer... Les carnets de commande sont pleins, mais pour vos salaires vous pouvez toujours aller vous brosser." De son côté, Sebmsc contredit quelque peu les réactions précédentes en expliquant, comme le prédit le Syntec, que les prix facturés aux clients sont en berne. "Les tarifs de prestation de régie baissent de 5 à 20 %", assure-t-il.
Vérité ou intox? A l'heure actuelle, il est difficile de faire la part des choses. Mais il est certain que les dirigeants vont utiliser tous les arguments possibles pour négocier au plus bas les salaires des employés, ne serait-ce que par principe de précaution. La crise va donc s'immiscer dans les entretiens de fin d'année. Cette fois, les salariés ont intérêt à vraiment bien préparer leur rendez-vous d'évaluation s'ils veulent être augmentés.
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Par Gilbert Kallenborn le lundi 20 octobre 2008 à 13:43
L'étude sur la mobilité des cadres , dont nous faisions écho dans nos colonnes, n'a pas étonné d1ddd . Pour lui, si les DSI bougent peu, c'est parce que "bouger, c'est perdre un vrai emploi et se retrouver en SSII, obligé d'accepter une mobilité exagérée, des salaires de misère, des missions pas forcément motivantes et une carrière qui dépend de la météo", explique-t-il. Et de conclure par : "Quand on a un vrai travail, on le garde."
Il est vrai que le poste de DSI, c'est un peu le graal des informaticiens. C'est le fauteuil que tous aimeraient occuper, mais auquel ne peuvent accéder que peu d'entre eux. Mais est-ce très différent pour les autres corps de métier ? Pourquoi le DSI est-il moins mobile que le directeur marketing ou financier ? Ces postes ne sont-ils pas au moins aussi attractifs que celui du directeur informatique ?
Il est difficile de généraliser sur ce type de question, mais une chose est sûre : le directeur informatique n'est pas un directeur comme les autres. Le DSI est généralement un poste pour fin de parcours. C'est aussi pour cela qu'il est vu un peu comme la consécration d'une carrière. Pour les directeurs financiers, les directeurs marketing ou les directeurs commerciaux, c'est différent. Ils peuvent accéder beaucoup plus facilement à des postes de direction générale, voire de PDG.
En effet, dans une entreprise, le marketing, la vente et la finance sont considérés comme plus stratégiques que l'informatique. Celle-ci a toujours eu beaucoup de mal à s'approcher du coeur de métier des sociétés. Résultat : le service informatique est souvent relégué au rang de service de support, un mal nécessaire qui, si l'occasion se présente, pourra être externalisé.
Même dans les banques, où l'informatique est pourtant vue comme un outil stratégique, on a jamais vu un DSI devenir directeur général. En tous les cas, je ne m'en souviens pas. C'est un peu comme dans l'armée : le chef cuisinier devient rarement général.
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Par Gilbert Kallenborn le jeudi 9 octobre 2008 à 15:50
L'internet des objets, ce nouveau projet mammouth qui veut conjuguer IPv6 et RFID , intrigue visiblement. Vos commentaires le prouvent. Sur un ton un peu ironique, Rackhamleprogrès s'imagine déjà que ce Web des choses va transformer les peluches de la planète en zombies communicants, qui "pourront choper des virus et autres joyeusetés". L'internaute fait même référence à Chucky, la poupée-serial killer des années 1980. Rappelez-vous...
Gui le pralineux développe, lui aussi, une bonne petite psychose avant l'heure: "N'importe quel pirate pourra contrôler ta climatisation, ton chauffe-gaz, l'étincelle qui va avec..." La suite du cauchemar est connue. Le Net des trucs va développer une intelligence propre pour asservir l'humanité entière. Bienvenue dans la matrice.
A l'inverse, Soar prend beaucoup de distance par rapport au sujet. Pour lui, ce nouveau concept n'est rien de plus qu'un terme marketing fumeux. "Eh bien, après le Web 2.0, on arrive à l'Internet des objets. Encore du langage de marketeur, tout ça, la domotique existe depuis un certain temps", explique-t-il.
On ne souhaite pas à l'Internet des objets le destin de la domotique, qui n'a jamais vraiment percé dans les foyers. Si la mayonnaise prend, il est probable que la réalité sera beaucoup plus complexe. Ainsi, pour PGautier , "cet Internet sera varié, divers et hétérogène", et chacun devra pouvoir "se l'approprier". Sauf Chucky, si possible...
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Par Gilbert Kallenborn le vendredi 3 octobre 2008 à 17:00
Certains d'entre vous n'ont visiblement pas apprécié le ton, il est vrai, un peu alarmiste de notre article "Piratage de la VoIP : un risque juridique pour les entreprises" . Pour YYY666 , les aspects juridiques évoqués dans l'article cultivent "de fausses peurs" . Pour rubrette , la menace technique est à relativiser : "le piratage VoIP est une affaire de spécialiste, alors que n'importe qui en analogique peut brancher une jarretière en parallèle ou mettre une bobine d'induction pour capter une conversation" .
J'avoue que je ne suis qu'à moitié convaincu. Brancher une jarretière en parallèle ou une bobine d'induction ne me semble pas plus à la portée du quidam que d'intercepter des trames IP sur le réseau Internet. C'est juste une question de culture technique et, dans les deux cas, un bidouilleur peut arriver à certains résultats. Dans une vidéo en anglais, les geeks de Techcentric.org nous montrent d'ailleurs comment faire et nous donnent quelques conseils de protection :
Comme pour toute nouvelle technologie, la question de la sécurité de la voix sur IP (ainsi que de ses implications juridiques) est légitime et nécessaire. Je ne pense pas qu'une conversation sur IP puisse être interceptée plus facilement qu'une conversation analogique. Au contraire, les systèmes de voix sur IP peuvent être de vrais coffres-forts. Une enquête du magazine The Economist a montré que Skype, par exemple, est un véritable casse-tête pour les inspecteurs du FBI. Ils ont du mal à intercepter les coups de fil sur ce service en raison du chiffrement et de l'architecture peer to peer.
Mais il ne faut pas restreindre le problème de la sécurité VoIP aux écoutes, qui ne concernent qu'une minorité d'entreprises. Il faut également penser aux bugs, aux dénis de service, aux virus, etc. Bref, à tous ces tracas quotidiens du monde logiciel qui n'existaient pas dans la téléphonie analogique et dont il faudra maintenant tenir compte.
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Par Gilbert Kallenborn le lundi 22 septembre 2008 à 13:30
Nombre d'entre vous ont exprimé une certaine admiration vis-à -vis de Terry Childs, l'administrateur réseau pirate de San Francisco , qui a pris en otage le WAN optique de la ville et qui se trouve aujourd'hui en cabane. Ce qui vous a d'ailleurs le plus impressionné, c'est le routeur fantôme , mis en place par cet énergumène et que personne n'arrive à détecter. Ainsi, selon papicx, le secret de Terry Childs "n'est pas ses mots de passe, qu'un très bon informaticien finira par cracker. Son secret c'est d'avoir installé un routeur que personne ne parvient à localiser (...). C'est là où il excelle !" Camarade!!! souhaite d'ailleurs "bon courage aux types qui vont devoir vérifier toute la topologie du réseau de SF".
Il est vrai qu'une telle histoire laisse songeur et fait résonner, en chacun de nous, des références héroïques multiples. Quelque part, Terry Childs serait un mélange entre Zorro, le vengeur masqué, et Mac Gyver, l'agent secret bricoleur de génie. Seulement voilà , la réalité est légèrement différente et nécessite quelques explications.
Tout d'abord, il est vrai que nous avons affaire à un as du réseau. Notre administrateur pirate est certifié Cisco Certified Internetworking Engineer. C'est la plus haute distinction délivrée par le constructeur et elle n'est portée que par 17 840 personnes dans le monde. A San Francisco, peu de personnes doivent connaître aussi bien le protocole IP que lui. Il n'est donc pas étonnant que le routeur fantôme pose problème.
Mais quelles sont les raisons de cet acte de piraterie? Là , les choses deviennent déjà plus obscures. Selon ITworld, Terry Childs a conçu seul l'architecture du réseau WAN à fibre optique de San Francisco et il en est même devenu l'unique administrateur. C'était tellement important pour lui qu'il a considéré cette infrastructure comme une véritable œuvre d'art (il a d'ailleurs obtenu un droit de copyright sur le design).
Quand, un jour, le responsable sécurité du service informatique a commencé à mettre le nez dans "son" réseau et de surcroît à son insu, Terry Childs a dû péter les plombs. Il aurait commencé à tracasser voire affronter physiquement le responsable sécurité. Par la suite, il aurait refusé de donner les codes d'accès à ses supérieurs. De plus, pour les autorités américaines, le fait que Terry Childs ait déjà fait de la prison pour vol et qu'il ait été trouvé chez lui des balles de calibre 9 mm ne joue pas en sa faveur.
Pour avoir une idée plus précise des faits, il faudra attendre la fin du procès . Dans quelques années, nous pourrons peut-être voir le dénouement au cinéma, comme le suggère zen971, pour qui cette histoire est "digne des scénarios d'Hollywoood" .
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