Gilbert.jpgL'étude sur la mobilité des cadres, dont nous faisions écho dans nos colonnes, n'a pas étonné d1ddd. Pour lui, si les DSI bougent peu, c'est parce que "bouger, c'est perdre un vrai emploi et se retrouver en SSII, obligé d'accepter une mobilité exagérée, des salaires de misère, des missions pas forcément motivantes et une carrière qui dépend de la météo", explique-t-il. Et de conclure par : "Quand on a un vrai travail, on le garde."

Il est vrai que le poste de DSI, c'est un peu le graal des informaticiens. C'est le fauteuil que tous aimeraient occuper, mais auquel ne peuvent accéder que peu d'entre eux. Mais est-ce très différent pour les autres corps de métier ? Pourquoi le DSI est-il moins mobile que le directeur marketing ou financier ? Ces postes ne sont-ils pas au moins aussi attractifs que celui du directeur informatique ?

Il est difficile de généraliser sur ce type de question, mais une chose est sûre : le directeur informatique n'est pas un directeur comme les autres. Le DSI est généralement un poste pour fin de parcours. C'est aussi pour cela qu'il est vu un peu comme la consécration d'une carrière. Pour les directeurs financiers, les directeurs marketing ou les directeurs commerciaux, c'est différent. Ils peuvent accéder beaucoup plus facilement à des postes de direction générale, voire de PDG.

En effet, dans une entreprise, le marketing, la vente et la finance sont considérés comme plus stratégiques que l'informatique. Celle-ci a toujours eu beaucoup de mal à s'approcher du coeur de métier des sociétés. Résultat : le service informatique est souvent relégué au rang de service de support, un mal nécessaire qui, si l'occasion se présente, pourra être externalisé.

Même dans les banques, où l'informatique est pourtant vue comme un outil stratégique, on a jamais vu un DSI devenir directeur général. En tous les cas, je ne m'en souviens pas. C'est un peu comme dans l'armée : le chef cuisinier devient rarement général.