Sandrine.jpgEn réaction à l'article sur " le salaire à l'embauche des cadres en SSII inchangé par rapport à 2007" qui aborde notamment la question des seniors, un lecteur, "PapyMougeot75", apporte un témoignage précieux.

Ce consultant en SI, âgé de 52 ans, rappelle que la situation des seniors recouvre plusieurs réalités et que la vraie question de fond, en dehors de la frilosité du marché, est celle de l'adaptabilité de ces quinquas, et même, dans l'informatique, de ces quadras. Dans ce secteur, compte tenu de l'évolution rapide des technologies, un professionnel qui a de la bouteille peut très vite avoir des compétences obsolètes.

Face à cela, certains informaticiens très expérimentés n'ont pas -ou plus ? (et on peut le comprendre)- la volonté ou parfois l'humilité de se remettre en question. Du coup, ils se marginalisent au sein de leur entreprise. Ou pire, perdent leur emploi. D'autres, en revanche, font plus d'efforts pour "travailler leur employabilité". Cela peut passer par de la formation, du coaching... mais c'est aussi un état d'esprit. " J'ai la chance d'avoir travaillé avec des jeunes et des managers qui m'ont aidé à changer certaines habitudes, à revoir mes prétentions, à corriger des défauts professionnels malgré mon âge. Cela me permet d'avoir aujourd'hui toujours la même adaptabilité et la même curiosité qu'un jeune grouillot", explique notre lecteur.

Cet exemple prouve que, dans ce domaine, il faut à tout prix bannir les clichés. On trouve aussi sur le marché de l'emploi des seniors plein d'énergie, et, à l'inverse, des jeunes démotivés... Reste qu'aujourd'hui, c'est indéniable, avoir plus de 40 ans dans l'informatique ne coule pas de source. Et, en temps de crise, hélas, encore trop de recruteurs profitent de l'occasion pour se "débarrasser" de ces profils, arguant toujours les mêmes prétextes (compétences inadaptées, salaires élevés, etc.).