Sandrine.jpg L'article de notre correspondant à New Delhi, Patrick de Jacquelot, intitulé "L'ingénieur informaticien de demain sera just in time", a suscité quelques inquiétudes chez les lecteurs de 01net. A juste titre.

"IT 23" s'interroge : "Informaticien et intermittent du spectacle, même combat ?". Un autre, "Traroth2", se demande si de telles méthodes de management vont arriver en France : "Une fois le projet fini (en SSII), on dégage les participants. J'ai du mal à voir la bonne nouvelle, en tant que salarié, si ce genre de choses arrive chez nous." "C'est déjà le cas. De nombreuses SSII contournent à merveille les contrats", lui répond Bl@anc.

Plusieurs points importants sont soulevés ici. D'abord, le contexte économique. En France, il risque de rendre les entreprises du secteur informatique beaucoup plus frileuses pour recruter. Si les clients freinent, ou pire, stoppent leurs projets, les répercussions sur l'emploi dans les SSII seront fortes, parfois désastreuses.

Les commentaires abordent le sujet de la période d'intercontrat, pendant laquelle un collaborateur n'est pas affecté à une mission. Si elle peut parfois donner lieu à toute sorte d'abus (longue période d'inactivité, nouvelle mission à l'autre bout de la France qui ne correspond pas à ses compétences ou à ses aspirations, collaborateur poussé à la démission ou accusé d'avoir commis une faute grave pour être licencié, etc.), mieux vaut éviter les généralités.

Certains informaticiens sont aussi bien contents de souffler, un moment, lorsqu'ils ont enchaîné les missions chez les clients et, même si elles sont rares, des SSII forment leurs ingénieurs pendant ces périodes.