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Mot clé - SSII

c'est vous qui le dites

L'affaire Satyam, "scandaleuse pour l'image de l'Inde".

Sandrine.jpgL'affaire Satyam a suscité de vives réactions chez les lecteurs de 01net. A l'image de cet internaute: " Je trouve scandaleux qu'un pays qui est censé vanter l'amour et la paix de Gandhi fasse une chose pareille derrière le dos des pauvres. Ceux qui dirigent ces SSII sont aussi avides d'argent que les gens d'ici".

Neuf mois après mon voyage de presse, organisé par Satyam, à Hyderabad, je ne peux que partager ce dégoût. Dès mes premiers pas en Inde, où je devais découvrir Hyderabad, la rivale de Bangalore, Silicon Valley indienne, j'avais bien compris que le voyage était parfaitement encadré avec visite du campus ultramoderne (zoo, plantes exotiques, salles de billard, fitness center, etc.).

Mais voyant aujourd'hui, l'ampleur du scandale Satyam, je ne peux m'empêcher de repenser à tous les efforts de cette SSII pour afficher haut et fort sa «responsabilité sociale», allant jusqu'à diffuser le tube de Michael Jackson, It is a better world (!), avant de nous présenter un film sur sa fondation!

J'avais terminé mon article en écrivant " Difficile, en quatre jours, de prendre du recul sur les discours bien rodés de Satyam", ne soupçonnant pas le scandale à venir. Aujourd'hui, je pense à tous ces Indiens qui ont cru, en intégrant Satyam, accéder à un statut social, et pour certains, à un rêve...

Tags : Inde Satyam SSII
c'est vous qui le dites

«On a pris nos 20000 fichiers comme des grands et on a mouliné tout ça»

Bertrand.jpg Dans notre article «Une toute nouvelle SSII, Cobol-IT, mise sur le Cobol version open source», nous avons récemment évoqué la création d'une société spécialisée dans les technologies Cobol. Cette start-up française se veut une alternative open source à Microfocus, l’éditeur ultradominant sur le segment, pour les applications développées en Cobol, encore très prisées des grands comptes. Or cette information a suscité un véritable enthousiasme dans nos forums.

«Enfin! Au vu des tarifs monstrueux pratiqués par Microfocus et de l'inflation délirante de ces dernières années, il était plus que temps que l'open source vienne mettre un grand coup de balai là-dedans. Vivement que les éditeurs proposent cette alternative, il y aura moins d'argent gaspillé», s’exclame jmr2635. De son côté, Traroth2 est également emballé par l’initiative: «Surprenant, mais pertinent. Si leurs outils open source sont convaincants, ils réussiront assurément à se tailler une place au soleil.»

Malgré tout, pour cobsteph, ce projet de création d’entreprise semble bien périlleux. «Ça va être dur de créer un marché autour du compilo OpenCobol librement téléchargeable. C'est sans aucun doute un grand coup de projecteur pour cet excellent compilateur, mais faire du service dessus va être compliqué. Pour notre part, on a pris nos 20000 fichiers comme des grands, on a mouliné tout ça et cela fonctionnait aussi bien qu'avant. Depuis, c'est en production et cela fonctionne exactement comme avant sauf qu'on s'est affranchis de la taxe Cobol Microfocus, et ça, ça fait franchement plaisir :-) »

Mais, finalement, à travers son retour d’expérience, cet internaute n’est-il pas en train de nous dire qu’il y a de vrais besoins en la matière et donc un véritable marché? Il y a sûrement d’autres entreprises qui, pour «mouliner 20000 fichiers», auraient fait le choix différent de passer par un prestataire spécialisé, moins cher que l’acteur historique. Cela s'appelle du service, et, dans un cas comme celui-là, il y aura toujours au moins deux philosophies: le faire soi-même ou l'externaliser.

Quoi qu’il en soit, sans juger de l'une ou de l'autre approche, souhaitons bonne chance à Cobol-IT!

Tags : Cobol SSII
c'est vous qui le dites

" Informaticien et intermittent du spectacle, même combat ? "

Sandrine.jpg L'article de notre correspondant à New Delhi, Patrick de Jacquelot, intitulé "L'ingénieur informaticien de demain sera just in time", a suscité quelques inquiétudes chez les lecteurs de 01net. A juste titre.

"IT 23" s'interroge : "Informaticien et intermittent du spectacle, même combat ?". Un autre, "Traroth2", se demande si de telles méthodes de management vont arriver en France : "Une fois le projet fini (en SSII), on dégage les participants. J'ai du mal à voir la bonne nouvelle, en tant que salarié, si ce genre de choses arrive chez nous." "C'est déjà le cas. De nombreuses SSII contournent à merveille les contrats", lui répond Bl@anc.

Plusieurs points importants sont soulevés ici. D'abord, le contexte économique. En France, il risque de rendre les entreprises du secteur informatique beaucoup plus frileuses pour recruter. Si les clients freinent, ou pire, stoppent leurs projets, les répercussions sur l'emploi dans les SSII seront fortes, parfois désastreuses.

Les commentaires abordent le sujet de la période d'intercontrat, pendant laquelle un collaborateur n'est pas affecté à une mission. Si elle peut parfois donner lieu à toute sorte d'abus (longue période d'inactivité, nouvelle mission à l'autre bout de la France qui ne correspond pas à ses compétences ou à ses aspirations, collaborateur poussé à la démission ou accusé d'avoir commis une faute grave pour être licencié, etc.), mieux vaut éviter les généralités.

Certains informaticiens sont aussi bien contents de souffler, un moment, lorsqu'ils ont enchaîné les missions chez les clients et, même si elles sont rares, des SSII forment leurs ingénieurs pendant ces périodes.


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