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Mot clé - emploi

c'est vous qui le dites

"Pour évaluer un candidat, le réseau social est aussi utile que l'astrologie"

Gilbert.jpgA la suite de notre article "Les services RH n'utilisent pas assez les réseaux sociaux", plusieurs lecteurs ont fait part de leurs réflexions sur l'utilité de ces nouveaux outils pour le recrutement. Les commentaires se rejoignent sur une idée: il ne faut pas trop s'emballer, car ces outils ne constituent pas une solution miracle.

Ainsi, pour jerinho, les réseaux sociaux sont "un bon moyen de véhiculer l'info et d'augmenter sa surface d'exposition à des candidats potentiels", mais pour ce qui est d'évaluer un candidat, cela "relève plutôt de la validité version graphologie, astrologie et autres entretiens basés sur une bonne impression".

Cet avis est partagé par BicheDeParis, qui trouve que ces nouveaux outils ne permettent pas de faire un recrutement de qualité:"On a prouvé que les nouvelles méthodes (job dating, recrutement par vidéoconférence) mènent souvent à des prises de décisions précipitées et multiplient les erreurs de recrutement par dix". Malheureusement, BicheDeParis ne dit pas d'où viennent ces chiffres...

Peu importe, d'ailleurs. Car personne n'a dit que les réseaux sociaux servent à évaluer un candidat. Les sites communautaires sont avant tout de nouveaux canaux de communication, qu'il est nécessaire de savoir maîtriser, car ils sont en train de se généraliser. Au siècle dernier, pour toucher les informaticiens, les recruteurs plaçaient des annonces dans les journaux et les magazines spécialisés. Ces petites annonces ont quasiment disparu des supports papier pour se déplacer vers des sites Web dédiés (Monster, Keljob, LesJeudis, etc.). Aujourd'hui, il est logique de diffuser ce type d'information dans les méandres des réseaux sociaux.

Mais, pour évaluer un candidat, rien ne vaut les bonnes vieilles méthodes: faire des entretiens d'embauche, procéder à des tests, vérifier les diplômes, poser des questions aux anciens collègues et/ou employeurs, etc. Ce sont des processus qui coûtent de l'argent, mais, tant que les recruteurs ne seront pas télépathes, il sera difficile d'en faire abstraction.

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"On ne peut pas t'augmenter, c'est la faute à la crise"

Gilbert.jpgLes patrons de l'informatique vont-ils profiter de la crise actuelle pour compresser les salaires? C'est la question que bon nombre de lecteurs se sont posée à la lecture de notre article "Salaires: le Syntec annonce une période de vaches maigres". Prévoyant une baisse de la croissance pour 2009, le syndicat patronal avait annoncé, en effet, une phase de "grande modération salariale".

Pour Moul OUD, cela ne fait pas un pli: "Cette brave organisation (patronale) se rue sur l'opportunité. On ne peut pas t'augmenter, c'est la faute à la crise." Traroth2 partage la même analyse: "Le patronat cherche à tirer parti de la situation pour se goinfrer... Les carnets de commande sont pleins, mais pour vos salaires vous pouvez toujours aller vous brosser." De son côté, Sebmsc contredit quelque peu les réactions précédentes en expliquant, comme le prédit le Syntec, que les prix facturés aux clients sont en berne. "Les tarifs de prestation de régie baissent de 5 à 20 %", assure-t-il.

Vérité ou intox? A l'heure actuelle, il est difficile de faire la part des choses. Mais il est certain que les dirigeants vont utiliser tous les arguments possibles pour négocier au plus bas les salaires des employés, ne serait-ce que par principe de précaution. La crise va donc s'immiscer dans les entretiens de fin d'année. Cette fois, les salariés ont intérêt à vraiment bien préparer leur rendez-vous d'évaluation s'ils veulent être augmentés.

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"Quand on ne sait pas faire un CV vidéo, ça se voit et ça peut être dévalorisant"

Alexis.jpgUne page remplie de quelques lignes, une photo dans le coin gauche de la page, le bon vieux CV reste toujours à l'ordre du jour quand il s'agit d'embauche. Il résiste même à la vague, que dis-je, au tsunami du Web 2.0 et notamment à son petit frère, le CV vidéo.

C'est ce que décrivent l'article "le CV vidéo n'a pas (encore) la cote auprès des recruteurs" et les commentaires l'accompagnant. Chris souligne que l'outil vidéo est difficile à maîtriser et que "quand on ne sait pas faire une vidéo, ça se voit et ça peut être dévalorisant". Effet inverse de celui souhaité lorsque l'on fournit un CV.

Gaetan11 relève inquiet qu'"avec ce type de CV, une candidature ne sera plus anonyme." Et enfin nelectron compare le CV vidéo à un "casting téléréalité" et prévient du danger d'une mauvaise réalisation: "S'il n'accroche pas l'attention dès les cinq premières secondes, il sera zappé." En résumé, la vidéo c'est bien, en abuser ça craint.

Tags : cv emploi
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"Quand on a un vrai travail comme le DSI, on le garde"

Gilbert.jpgL'étude sur la mobilité des cadres, dont nous faisions écho dans nos colonnes, n'a pas étonné d1ddd. Pour lui, si les DSI bougent peu, c'est parce que "bouger, c'est perdre un vrai emploi et se retrouver en SSII, obligé d'accepter une mobilité exagérée, des salaires de misère, des missions pas forcément motivantes et une carrière qui dépend de la météo", explique-t-il. Et de conclure par : "Quand on a un vrai travail, on le garde."

Il est vrai que le poste de DSI, c'est un peu le graal des informaticiens. C'est le fauteuil que tous aimeraient occuper, mais auquel ne peuvent accéder que peu d'entre eux. Mais est-ce très différent pour les autres corps de métier ? Pourquoi le DSI est-il moins mobile que le directeur marketing ou financier ? Ces postes ne sont-ils pas au moins aussi attractifs que celui du directeur informatique ?

Il est difficile de généraliser sur ce type de question, mais une chose est sûre : le directeur informatique n'est pas un directeur comme les autres. Le DSI est généralement un poste pour fin de parcours. C'est aussi pour cela qu'il est vu un peu comme la consécration d'une carrière. Pour les directeurs financiers, les directeurs marketing ou les directeurs commerciaux, c'est différent. Ils peuvent accéder beaucoup plus facilement à des postes de direction générale, voire de PDG.

En effet, dans une entreprise, le marketing, la vente et la finance sont considérés comme plus stratégiques que l'informatique. Celle-ci a toujours eu beaucoup de mal à s'approcher du coeur de métier des sociétés. Résultat : le service informatique est souvent relégué au rang de service de support, un mal nécessaire qui, si l'occasion se présente, pourra être externalisé.

Même dans les banques, où l'informatique est pourtant vue comme un outil stratégique, on a jamais vu un DSI devenir directeur général. En tous les cas, je ne m'en souviens pas. C'est un peu comme dans l'armée : le chef cuisinier devient rarement général.

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"Il faut travailler dans l'informatique, mais pas comme informaticien"

Alexis.jpgLes formations aux métiers de l'informatique ne sont pas adaptées aux emplois du secteur. C'est en substance le message de l'article publié sur ce site le 28 août dernier. Et si le forum dudit article a vu dans certaines réactions postées une diatribe anti-SSII, dont nous ne discuterons pas ici la légitimité, il intègre aussi un commentaire intéressant de Chyryu.

Celui-ci explique que l'article ne semble s'intéresser qu'au métier de programmeur, alors que, comme il l'illustre bien avec une jolie métaphore, " le secteur du bâtiment se résume-t-il aux maçons?". Ainsi il développe le fait que dans son département, 95% de la formation concerne le développement, alors que la demande en spécialistes des réseaux et télécoms par exemple se fait croissante.

Doit-on parler d'études de développeur de programme informatique plutôt que d'études en informatique? Que veut, par exemple, dire totoconv quand il conseille sur le même forum "travaillez dans le secteur informatique, mais pas comme informaticien!" et qu'il conseille de faire des études de commerce qui, elles, "ne se périmeront pas"? N'existe-t-il pas justement des passerelles entre écoles de commerce et formation d'ingénieur informaticien?

Enfin Chyryu conclut en approuvant une réforme des formations, réforme qui n'irait pas dans le sens de l'approvisionnement des SSII en main d'œuvre par les écoles. Par expérience personnelle (qui ne vaut que pour la personne concernée il est vrai), en sortie d'école, la SSII semble être le passage obligé. N'est-ce pas finalement cela qu'il faut changer, si l'on veut, comme le dit monsieur Bernaudin dans l'article, régler "le problème d'attractivité des filières de formation en informatique"?

Tags : emploi formation
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"La solution est un télétravail en douceur"

Stephanie.jpgVotre entreprise a du mal, comme beaucoup d'autres à passer au télétravail  ? C'est peut-être par "manque d'ouverture et conservatisme franco-français" de la part des entreprises, tacle le très sérieux PomPatate.

Bigben77 nous propose toutefois quelques idées pour convaincre les managers. "La solution est un télétravail en douceur (1 ou 2 jours par semaine) pour ne pas rompre le lien social et qui permet au salarié de rapporter toutes les semaines la preuve de son avancement auprès de sa direction", assure l'internaute. Et pour finir de rassurer la direction, il conseille de parler d'éco-travail, plutôt que de télétravail, une notion "bien plus valorisante que celle du télétravail qui n'apporte aucun effet visible immédiat..." L'éco-travail, en mettant en avant l'effet positif sur le Bilan Carbone de l'entreprise, démontre immédiatement les économies réalisables par la société.

Mais quand les entreprises sont d'accord c'est la technique qui ne suit plus, constate ikariya : " Le principal souci technique vient à mon avis de la conception même du réseau ADSL avec débit montant trop faible. Impossible de télétravailler trop loin des villes sous peine de ne pas pouvoir communiquer facilement avec le siège de la boite. Impossible de faire du partage de documents de gros volumes, etc."

Et pourtant, il y a une sorte de télétravail qui rencontre un certain succès, même si toutes les entreprises ne l'appelle pas comme ça remarque non sans humour cdg5454545 : "à partir du moment où vous travaillez chez vous et que vous n'avez plus besoin d'aller au bureau, vous pouvez habiter n'importe où. Plus forcément à Paris, ni même en France. Et les sociétés l'ont bien compris. Elles n'appellent pas ça télétravail... mais OffShore !"

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" A quand le concours de gobage de flanby pour les soirées recrutement en SSII ? "

Sandrine.jpgIl fallait oser : organiser une séance de "speed recruiting" dans une boîte de nuit parisienne (L'Opus café), entre deux mojitos et des cours d'initiation à la salsa ! Mais l'initiative, lancée par GFI Informatique pour recruter des candidats, le 25 juin 2008, n'a visiblement pas conquis tous les lecteurs de 01net qui se sont exprimés dans le forum.

Le mélange des genres dérange. La méthode d'embauche légère et conviviale tranche avec le sérieux de l'engagement que représente un recrutement.

Certains informaticiens trouvent que GFI Informatique pousse le bouchon un peu trop loin. " A quand le concours de gobage de flanby ou de lancer de petit suisse pour les soirées recrutement en SSII ?", souligne MeMyself&I.

D'autres, comme SSIIiste, s'interrogent sur cette opération "poudre aux yeux" et préfèreraient simplement que les SSII investissent un peu plus dans la formation ou la gestion de carrières.

Une chose est sûre : les SSII communiquent bien volontiers sur ce type d'opération séduction, mais beaucoup moins, sur ce qu'elles font de bien pour fidéliser leurs collaborateurs. A bon entendeur...


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