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Mot clé - processeur

c'est vous qui le dites

« AMD partage les profits, mais pas la technologie»

Bertrand.jpg L'actualité autour d'AMD concernant la cession de ses usines dans une filiale détenue à 56% par un fonds d'investissement d'Abu Dhabi a suscité un commentaire très intéressant de la part de l'un de nos lecteurs, qui aime à se baptiser Traroth2 dans nos forums. A propos de la création de cette co-entreprise, qui regroupera les usines d'AMD de Dresde en Allemagne, celui-ci écrit : « cette filiale aura les mêmes coûts, et les répercutera sur AMD et sur les commandes qu'elle réalisera pour AMD. J'ai l'impression que c'est une manière de céder une partie des actifs à un fonds étranger sans le laisser accéder au potentiel technologique d'AMD, c'est à dire sans avoir à se justifier auprès du gouvernement américain. On partage les profits, mais pas la technologie. A court terme, ça permet de réinvestir les fruits de la cession partielle dans la R&D, mais à plus long terme, ça diminuera la profitabilité d'AMD. Â»

Le propos ne manque pas de réflexion et je salue cet internaute d’avoir posté un message d’une telle pertinence. Cela dit, je le nuancerai quelque peu.

Premièrement, sur l'argument des coûts. Cette opération est tout simplement une opération d'externalisation de la production. Et comme dans toutes les opérations d’externalisation, (que ce soit pour l’informatique, la cantine d’entreprise, la communication, etc.) l’objectif est toujours le même : confier à un prestataire spécialisé, dont c’est le métier et qui compte de nombreux clients, une tâche considérée comme non stratégique mais indispensable pour l’entreprise, afin de faire baisser les coûts de cette tâche. Car un prestataire qui a plusieurs clients réalise nécessairement des économies d’échelle et permet « en théorie Â» de rendre le même service à un coût plus faible. En l’occurrence, il faut s’attendre à ce que la nouvelle Foundry Company, travaille pour d’autres fabricants qu’AMD. Sûrement pas pour Intel : pour éviter cette possibilité, AMD conserve 44% des parts. Mais pourquoi pas IBM, évoqué à la fin de l’article ?

Deuxièmement, sur l’argument de l’absence de transfert de technologie. L’externalisation de la production va nécessairement impliquer un minimum de transfert sinon de technologie au moins de savoir-faire. Le fondeur a eu de gros problèmes pour mettre quatre cÅ“urs de processeurs sur la même galette de silicium, et pour sortir son processeur Barcelona pour serveurs. Mais il a fini par y arriver et aujourd’hui, ce savoir-faire passe dans les mains du fonds d'Abu Dhabi. Et sur les 2,1 milliards injectés par celui-ci, 1,4 serviront d'investissement au développement de la filiale. Peut-être serviront-ils à la résolution des problèmes liés à la fabrication de puces nativement massivement multicÅ“urs ?

Il ne faut pas se méprendre sur cette opération de survie : AMD est en pleine crise depuis plusieurs mois. Le fabricant de semi-conducteurs a absolument besoin d’argent pour sortir de l’ornière et mener de nouveaux projets. Il n’a pas d’autres choix que de troquer ses usines contre de l’argent... du pétrole.

c'est vous qui le dites

« Et dire que je tourne encore avec un PIII 600 MHz »

Ludovic.jpgMulticoeurs, multitâches, accédant à vitesse grand V à la mémoire, les PC et serveurs du moment ont vite des allures de bêtes de guerre. Alors, sur nos forums, Hetxan réagit et semble se désoler de ne posséder qu'une machine motorisée par un modeste Pentium III 600 MHz, quand Intel parle de monstre à six coeurs.

Oui, le Pentium III à 600 MHz est une antiquité informatique, datant du siècle précédent, l'été 1999. Mais, ce processeur marche encore, à condition de ne pas vouloir installer à tout prix sur le PC l'hébergeant un Office 2007, un Google Earth et tout autre logiciel capable de gober d'un coup les capacités d'une telle puce.

D'ailleurs, la semaine dernière, un autre article avait suscité l'attention, celui parlant d'un nouveau serveur Dell à 299 euros. Pour ce prix-là, pas de Xeon, mais un brave Celeron, la puce prévue par Intel pour ce que l'on appelle pudiquement « l'entrée de gamme ».

Ce type de serveur est tout à fait capable de faire tourner une application peu gourmande en ressources ou de jouer le rôle de serveur de fichiers. Mais, le plus souvent, un tel ordinateur suscite avant tout l'hilarité. Question d'ego ?


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